Lutter contre l’étalement urbain

Le constat

Les enjeux du développement durable, en matière d’aménagement urbain, découlent de quelques constats simples :
• L’étalement urbain anarchique dégrade les espaces naturels, agricoles et forestiers, et spécialise les territoires ;
• L’étalement urbain incontrôlé accentue la fracture sociale entre les différents ensembles des espaces urbains ( du « quartier sensible » à la « gated community »), et entre les habitants de ces différents ensembles ;
• L’étalement urbain illimité suscite des besoins nouveaux de déplacements motorisés, et, par ricochet, accroît les nuisances ( la pollution, le bruit, et le stress ) de la vie urbaine.
L’étalement urbain anarchique « pompe » les ressources naturelles, multiplie les services publics ( les voiries, les réseaux divers, les transports publics ), épuise les budgets communaux, et accentue la pression fiscale.

Les propositions

– Assurer la cohésion des territoires au niveau régional, par le renforcement du contenu et de la portée juridique des S.R.A.D.D.E.T. ;
– Délimiter dans les S.Co.T. les limites des espaces urbains et urbanisables, existants ou justifiés, et proscrire les extensions, sauf autour des gares ;
– Affirmer la valeur patrimoniale, environnementale, et économique des terres agricoles, et les sanctuariser par des outils adaptés, comme des espaces agricoles pérennes au niveau régional ou départemental, ou le développement des zones agricoles protégées au niveau local ;
– Favoriser la densification et le renouvellement des espaces déjà urbanisés, par des dotations ciblées ;
– Proscrire la vente des logements locatifs sociaux dans les centres urbains des zones tendues ;
– Renforcer l’article L.151-3, al. 4, du Code de l’Urbanisme, et rendre ipso facto naturelles ou agricoles, les zones à urbaniser qui, dans les neuf ans suivant sa création, n’ont pas été ouvertes à l’urbanisation ou n’ont pas été l’objet d’acquisitions foncières significatives ;
– Confier à des architectes, maîtrisant les procédures, la mission de diriger les équipes chargées d’élaborer les documents d’urbanisme ;
– Imposer des architectes dans les C.D.A.C. au titre des personnalités qualifiées en matière de développement durable et d’aménagement du territoire ;
– Favoriser dans les P.L.U. les bâtiments évolutifs, adaptés à des affectations successives.

Régis GULLON, architecte-urbaniste et juriste

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