Prendre en compte les spécificités locales et expérimenter en fonction d’elles

Autant de lieux différents, mais partout les mêmes « modes d’habiter » en France : comment limiter les effets du réchauffement planétaire, sans comprendre nos spécificités locales ?
Pourquoi ce qui est valable pour la nourriture et la santé ( le bio et le local ) ne le serait-il pas pour l’habitat ?
Nos normes techniques ( CSTB, DTU… ) nos modes de penser sont pour la plupart encore globalisantes ( Accessibilité, Sécurité…etc ) et inadaptées puisque nous vivons tous sous des climats différents de Lille au Cap Corse ?
Résultat nous aggravons les incohérences de notre cadre bâti, de nos transports et de nos comportements citoyens par rapport aux grands enjeux planétaires immédiats ( + 2 à 3° dans 30 à 50 ans en France d’après de nombreux spécialiste dont Météo-France ! ).
C’est pourquoi Je propose :
1- de tester, d’inventer, de financer des « prototypes habités » adaptés à nos spécificités géographiques et à nos besoins humains (modes de déplacements, catastrophes naturelles, contraintes géographiques, bassin d’emploi…etc).
2- Ces « bâtiments ou logements pilotes » seront obligatoirement mis en œuvre pour partie dans chaque programme immobilier, ZAC ou pas ZAC, pour s’adapter à tous les contextes : urbains ou périurbains et ruraux.
3- Ils seront réalisés par les professionnels publics ou privés de l’acte de construire, mais surtout en étroite concertation avec les futurs habitants pour inventer sur ces programmes de nouvelles pratiques liées aux nécessitées environnementales.
4- Ces programmes feront l’objet de financements collectifs étudiés ( charges foncières locatives maitrisées et redistribuées, espaces partagés, pratiques numériques et citoyennes innovantes, gestion des communs : air, eau, énergie, déplacement, stationnement, domotique, robotique,…etc).
5- On me dira que ces expériences existent déjà ( bâtiment Bepos E+C- …) , mais peut-on en tirer des enseignements à l’autre bout de l’Hexagone, sans commettre de graves erreurs « in situ » ?
Qui gère les résultats ? Ou est le suivi de ces expériences ? Quelles leçons en tirer pour lutter contre l’urgence climatique ?
Conclusion :
N’est-ce pas le devoir des collectivités locales de gérer ces « Bâtiments Basse-consommation » d’en tirer les leçons en connaissance de cause, d’en partager la connaissance en officialisant les résultats ?
Il est fondamental me semble-t-il :
– de réaliser des « prototypes habités » adaptés au contexte local, avec des solutions locales « dupliquables » à terme, face à l’urgence climatique.
– d’aller au bout de cette démarche en quantifiant et en publiant les résultats pendant un durée de 10 ans ( correspondant à la Garantie Décennale déjà imposée aux acteurs du bâtiment ) sous tous les aspects évoqués ci-dessus, et pas seulement le B.bio+++,
– de mettre en œuvre une vraie démarche-qualité, environnementale et citoyenne, sur lesquelles pourraient refleurir les rameaux d’une autre démocratie.

Mézin Jean-Pierre

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